État de choc infirmier : prise en charge et surveillance

État de choc infirmier prise en charge et surveillance

L’état de choc infirmier est une urgence vitale. Il correspond à une insuffisance circulatoire aiguë qui empêche les organes de recevoir assez d’oxygène.

D’abord, le patient peut présenter une hypotension, une tachycardie, des marbrures ou une confusion. Ensuite, l’état peut s’aggraver rapidement vers une défaillance multiviscérale. Enfin, sans prise en charge rapide, le pronostic vital peut être engagé.

Le choc est défini comme un état d’hypoperfusion des organes entraînant une dysfonction cellulaire et des lésions. Les mécanismes peuvent inclure une baisse du volume circulant, une diminution du débit cardiaque ou une vasodilatation importante.

Dans ce guide, vous allez apprendre à reconnaître un état de choc infirmier, à identifier les grands types de choc et à comprendre les premières actions IDE : alerte, surveillance, monitorage, oxygénothérapie, voies veineuses, bilans et traçabilité.


Pourquoi l’état de choc infirmier est une urgence absolue ?

Un état de choc infirmier doit être repéré très tôt. En effet, les signes peuvent être discrets au début, mais l’évolution peut être rapide.

Le problème central est simple : les tissus ne reçoivent plus assez d’oxygène. Par conséquent, le cerveau, les reins, le cœur et les poumons peuvent rapidement souffrir.

De plus, l’état de choc ne concerne pas une seule pathologie. Il peut apparaître après une hémorragie, une infection sévère, une réaction allergique grave, un infarctus ou une embolie pulmonaire massive.

Ainsi, l’infirmier doit raisonner par signes de gravité. Il ne doit pas attendre un diagnostic complet pour alerter.


Les grands types d’état de choc

Il existe plusieurs types de choc. Les connaître aide à comprendre les signes et les priorités.

Le MSD Manual classe notamment les mécanismes du choc autour de la baisse du volume circulant, de la baisse du débit cardiaque, de la vasodilatation et des obstacles mécaniques au remplissage ou à l’éjection cardiaque.

Choc hypovolémique

Le choc hypovolémique apparaît quand le volume circulant devient insuffisant.

Il peut être causé par :

  • une hémorragie ;
  • une déshydratation sévère ;
  • des vomissements importants ;
  • des diarrhées importantes ;
  • des brûlures étendues ;
  • des pertes liquidiennes majeures.

D’abord, le cœur accélère pour compenser. Ensuite, la tension peut chuter. Enfin, les organes ne sont plus correctement perfusés.

Chez l’infirmier, les signes à rechercher sont la pâleur, les sueurs, la tachycardie, l’hypotension, les marbrures et l’altération de la conscience.


Choc cardiogénique

Le choc cardiogénique vient d’une défaillance de la pompe cardiaque. Le cœur n’arrive plus à assurer un débit suffisant.

Il peut être lié à :

  • un infarctus du myocarde ;
  • un trouble du rythme grave ;
  • une insuffisance cardiaque aiguë ;
  • une myocardite ;
  • une complication valvulaire.

Dans ce cas, le remplissage vasculaire doit être très prudent. En effet, ajouter trop de volume peut aggraver un œdème aigu du poumon.

Les signes peuvent inclure une hypotension, une dyspnée, des râles crépitants, des sueurs, une cyanose et une douleur thoracique selon le contexte.

Lien interne conseillé : Détresse respiratoire infirmier


Choc septique

Le choc septique est lié à une infection sévère avec défaillance circulatoire. Il associe souvent vasodilatation, inflammation et troubles de la perfusion.

Les recommandations internationales rappellent que le sepsis et le choc septique sont des urgences médicales. Elles recommandent de débuter rapidement le traitement et la réanimation.

Les signes peuvent être :

  • fièvre ou hypothermie ;
  • frissons ;
  • hypotension ;
  • tachycardie ;
  • polypnée ;
  • confusion ;
  • marbrures ;
  • oligurie ;
  • lactates élevés selon bilan.

En pratique, l’infirmier doit penser au choc septique devant une infection associée à des signes d’hypoperfusion.

Lien interne conseillé : Soins d’urgence infirmier


Choc anaphylactique

Le choc anaphylactique est une réaction allergique grave. Il peut évoluer très vite.

Il peut survenir après :

  • un médicament ;
  • un aliment ;
  • une piqûre d’insecte ;
  • un produit de contraste ;
  • une exposition au latex ;
  • un autre allergène.

Les signes possibles sont :

  • urticaire ;
  • œdème du visage ;
  • gêne respiratoire ;
  • bronchospasme ;
  • hypotension ;
  • malaise ;
  • vomissements ;
  • douleur abdominale.

Le traitement principal de l’anaphylaxie repose sur l’administration précoce d’adrénaline par voie intramusculaire, selon les recommandations de médecine d’urgence.


Choc obstructif

Le choc obstructif survient lorsqu’un obstacle mécanique empêche la circulation sanguine normale.

Il peut être lié à :

  • une embolie pulmonaire massive ;
  • une tamponnade cardiaque ;
  • un pneumothorax compressif.

Dans ces situations, le problème n’est pas seulement le volume ou la pompe. Le sang ne circule pas correctement à cause d’un obstacle.

L’infirmier doit donc repérer les signes de gravité : dyspnée brutale, hypotension, cyanose, douleur thoracique, malaise ou turgescence jugulaire selon le contexte.


Signes d’alerte de l’état de choc infirmier

Un état de choc infirmier se reconnaît par l’association de plusieurs signes. Il ne faut pas se limiter à la tension artérielle.

En effet, certains patients compensent au début. Ils peuvent avoir une tension encore correcte, mais déjà présenter une tachycardie, des marbrures ou une confusion.

Les signes fréquents sont :

  • hypotension ;
  • tachycardie ;
  • polypnée ;
  • marbrures ;
  • extrémités froides ;
  • sueurs ;
  • pâleur ;
  • cyanose ;
  • agitation ;
  • confusion ;
  • somnolence ;
  • oligurie ;
  • temps de recoloration cutanée allongé.

Le MSD Manual cite notamment l’altération de l’état mental, la tachycardie, l’hypotension et l’oligurie parmi les signes du choc.

Ainsi, l’évaluation doit être globale. Une seule constante ne suffit pas.


Paramètres hémodynamiques à surveiller

La surveillance hémodynamique est centrale dans l’état de choc infirmier. Elle permet de suivre l’évolution et d’évaluer l’efficacité des actions.

D’abord, mesurez la pression artérielle. Ensuite, surveillez la fréquence cardiaque. Enfin, observez les signes périphériques.

Les éléments à suivre sont :

ParamètreCe qu’il faut surveiller
Pression artérielleHypotension, chute par rapport à l’état habituel
Fréquence cardiaqueTachycardie, bradycardie, trouble du rythme
PAMObjectif souvent autour de 65 mmHg selon situation
SpO₂Hypoxémie ou besoin croissant en oxygène
Fréquence respiratoirePolypnée, pauses, épuisement
TempératureFièvre ou hypothermie
DiurèseOligurie ou anurie
ConscienceAgitation, confusion, somnolence

Chez l’adulte en choc septique sous vasopresseurs, les recommandations Surviving Sepsis Campaign proposent une cible initiale de pression artérielle moyenne à 65 mmHg plutôt qu’une cible plus élevée.


Signes d’hypoperfusion tissulaire

L’hypoperfusion signifie que les tissus ne reçoivent pas assez de sang et d’oxygène. C’est le cœur du problème.

D’abord, observez la peau. Ensuite, touchez les extrémités. Enfin, recherchez un retentissement neurologique ou rénal.

Les signes importants sont :

  • marbrures ;
  • froideur des extrémités ;
  • cyanose ;
  • sueurs ;
  • pâleur ;
  • TRC allongé ;
  • confusion ;
  • agitation ;
  • oligurie.

Le temps de recoloration cutanée, ou TRC, peut aider à apprécier la perfusion périphérique. De plus, dans le choc septique, les recommandations suggèrent d’utiliser le TRC comme complément aux autres mesures de perfusion.


Retentissement sur les organes cibles

Un état de choc infirmier doit faire rechercher un retentissement sur les organes.

Rein

Le rein est sensible à la baisse de perfusion. Une diurèse basse peut signaler une hypoperfusion.

Surveillez :

  • quantité d’urines ;
  • couleur des urines ;
  • bilan rénal selon prescription ;
  • sonde urinaire si indiquée ;
  • diurèse horaire en situation critique.

Une oligurie peut être un signe important de choc ou d’aggravation.

Cerveau

Le cerveau réagit rapidement au manque d’oxygène et de perfusion.

Surveillez :

  • agitation ;
  • confusion ;
  • somnolence ;
  • obnubilation ;
  • perte de connaissance ;
  • score de Glasgow selon contexte.

Lien interne conseillé : Score de Glasgow infirmier

Poumons

Une polypnée peut être un signe de compensation. Elle peut aussi traduire une détresse respiratoire.

Surveillez :

  • fréquence respiratoire ;
  • signes de lutte ;
  • cyanose ;
  • SpO₂ ;
  • épuisement ;
  • tirage ;
  • sueurs.

Rôle infirmier devant un état de choc

Le rôle infirmier repose sur une logique simple : reconnaître, alerter, surveiller, agir selon protocole et tracer.

D’abord, l’infirmier sécurise le patient. Ensuite, il alerte l’équipe médicale. De plus, il commence les mesures prévues par le protocole du service.

Les actions peuvent inclure :

  • installation adaptée ;
  • surveillance rapprochée ;
  • monitorage ;
  • oxygénothérapie selon prescription ou protocole ;
  • pose de voie veineuse selon compétences ;
  • prélèvements prescrits ;
  • préparation du remplissage ;
  • préparation des traitements ;
  • transmission claire ;
  • traçabilité.

L’article R.4311-14 du Code de la santé publique précise qu’en cas d’urgence, l’infirmier prend les mesures nécessaires en attendant l’intervention d’un médecin et dirige la personne vers la structure adaptée.


Mise en condition et monitorage immédiat

La mise en condition doit être rapide. Elle dépend du type de choc et de l’état respiratoire.

D’abord, installez le patient en sécurité. Ensuite, mettez en place une surveillance rapprochée. Enfin, préparez le matériel d’urgence.

La surveillance peut inclure :

  • scope ECG ;
  • pression artérielle non invasive répétée ;
  • SpO₂ ;
  • fréquence respiratoire ;
  • température ;
  • glycémie capillaire selon contexte ;
  • douleur ;
  • état de conscience ;
  • diurèse.

En cas de détresse respiratoire, la position demi-assise peut améliorer le confort. En revanche, en choc hypovolémique sans gêne respiratoire, la position peut être adaptée selon le protocole et la tolérance.

Lien interne conseillé : Évaluation de la douleur infirmier


Oxygénothérapie : surveiller la tolérance

L’oxygène peut être nécessaire si le patient présente une hypoxémie, une détresse respiratoire ou une situation critique.

D’abord, mesurez la SpO₂ si possible. Ensuite, surveillez les signes de lutte. Enfin, vérifiez la tolérance de l’oxygénothérapie.

À surveiller :

  • SpO₂ ;
  • fréquence respiratoire ;
  • tirage ;
  • cyanose ;
  • agitation ;
  • somnolence ;
  • confort du masque ;
  • efficacité clinique.

L’objectif de saturation dépend du contexte, de la pathologie et des prescriptions. Par conséquent, il faut respecter les protocoles du service.


Abords veineux et remplissage vasculaire

Dans beaucoup d’états de choc, l’accès veineux est une priorité. Il permet les prélèvements, le remplissage et l’administration de traitements.

L’infirmier peut être amené à préparer ou poser des voies veineuses périphériques selon son cadre de compétence et l’organisation du service.

En choc septique avec hypoperfusion, les recommandations Surviving Sepsis Campaign suggèrent au moins 30 mL/kg de cristalloïdes IV dans les trois premières heures de réanimation.

Cependant, le remplissage n’est pas automatique dans toutes les situations. Dans le choc cardiogénique, il doit être prudent. En effet, un excès de volume peut aggraver une congestion pulmonaire.

Ainsi, l’infirmier surveille :

  • tension artérielle ;
  • fréquence cardiaque ;
  • SpO₂ ;
  • dyspnée ;
  • crépitants ;
  • œdèmes ;
  • diurèse ;
  • signes d’amélioration ou d’aggravation.

Lien interne conseillé : Calcul de dose infirmier


Bilans biologiques urgents

Les bilans aident à comprendre la gravité et l’origine du choc. Ils se font selon prescription ou protocole.

Ils peuvent inclure :

  • gaz du sang ;
  • lactates ;
  • NFS ;
  • ionogramme ;
  • créatinine ;
  • bilan hépatique ;
  • bilan de coagulation ;
  • troponines selon contexte ;
  • groupage et RAI si hémorragie ;
  • hémocultures si suspicion infectieuse.

Les lactates peuvent être un marqueur d’hypoperfusion tissulaire. Dans les bundles sepsis, leur mesure fait partie des actions initiales recommandées avec les autres éléments de prise en charge.

En cas de suspicion de choc septique, les prélèvements microbiologiques ne doivent pas retarder une antibiothérapie urgente lorsque le patient est instable.


Choc septique : points clés pour l’infirmier

Le choc septique demande une prise en charge très rapide. L’objectif est de traiter l’infection et de soutenir la circulation.

D’abord, il faut repérer l’infection possible. Ensuite, il faut identifier les signes d’hypoperfusion. Enfin, il faut alerter sans attendre.

Les éléments importants sont :

  • température ;
  • pression artérielle ;
  • fréquence cardiaque ;
  • fréquence respiratoire ;
  • SpO₂ ;
  • état de conscience ;
  • marbrures ;
  • diurèse ;
  • lactates ;
  • hémocultures ;
  • antibiothérapie prescrite.

Les recommandations Surviving Sepsis Campaign soulignent que le sepsis et le choc septique sont des urgences médicales et que le traitement doit commencer immédiatement.

De plus, la réévaluation continue est indispensable. Si un diagnostic infectieux devient peu probable, les recommandations demandent de rechercher d’autres causes et d’arrêter les antimicrobiens empiriques si une autre cause est démontrée ou fortement suspectée.


Catécholamines : rôle et surveillance infirmière

Les catécholamines sont utilisées pour soutenir la pression artérielle ou la contractilité cardiaque selon le type de choc.

Elles sont puissantes. Par conséquent, leur administration demande une surveillance stricte.

Les principaux médicaments peuvent être :

MédicamentUtilisation fréquente
NoradrénalineVasopresseur fréquent dans le choc septique
AdrénalineAnaphylaxie, arrêt cardiaque, certains chocs
DobutamineSoutien de la contractilité dans certains chocs cardiogéniques

Chez l’adulte en choc septique, les recommandations internationales recommandent la noradrénaline comme vasopresseur de première intention par rapport aux autres vasopresseurs.

L’administration se fait selon prescription, protocole et surveillance médicale. L’infirmier vérifie la dilution, le débit, la voie d’administration et la tolérance.


Surveillance IDE sous catécholamines

Les catécholamines nécessitent une vigilance élevée. Une variation de débit peut modifier rapidement la tension.

L’infirmier surveille :

  • pression artérielle ;
  • PAM ;
  • fréquence cardiaque ;
  • trouble du rythme ;
  • extravasation ;
  • coloration cutanée ;
  • extrémités ;
  • diurèse ;
  • état neurologique ;
  • lactates selon prescription.

De plus, l’administration doit être sécurisée. Les relais de seringue doivent être anticipés pour éviter une interruption brutale.

La voie veineuse centrale est souvent privilégiée pour les vasopresseurs. Cependant, l’organisation dépend du contexte, de l’urgence et des protocoles locaux.

Lien interne conseillé : Fiches pharmacologie infirmière


Traçabilité et transmissions infirmières

La traçabilité est essentielle dans un état de choc infirmier. Elle permet de suivre l’évolution et de sécuriser la continuité des soins.

Il faut noter :

  • heure d’apparition des signes ;
  • constantes ;
  • état neurologique ;
  • SpO₂ ;
  • diurèse ;
  • marbrures ;
  • douleur ;
  • actions réalisées ;
  • traitements administrés ;
  • réponse du patient ;
  • heure d’appel médical ;
  • transmissions faites.

Exemple de transmission :

“10 h 15 : patient pâle, marbrures aux genoux, TA 82/48 mmHg, FC 128/min, FR 28/min, SpO₂ 91 %. Médecin alerté. Scope posé. O₂ mis en place selon protocole. VVP en cours. Réévaluation à 10 h 25.”

Ce type de note est clair. De plus, il aide l’équipe à comprendre l’évolution.

Lien interne conseillé : Transmission ciblée infirmière


Erreurs fréquentes à éviter

Se focaliser seulement sur la tension

Une tension normale n’exclut pas un choc débutant. Il faut aussi regarder la peau, le pouls, la respiration, la conscience et la diurèse.

Attendre trop longtemps avant d’alerter

Un état de choc peut s’aggraver rapidement. Par conséquent, l’alerte doit être précoce.

Oublier la réévaluation

Après une action, il faut contrôler l’effet. Sinon, il est impossible de savoir si le patient s’améliore.

Remplir sans surveiller

Le remplissage peut être utile, mais il peut aussi être dangereux dans certaines situations. Il faut donc surveiller la respiration, la SpO₂ et les signes de surcharge.

Négliger la traçabilité

Une action non tracée perd de sa valeur. Elle peut aussi compliquer la continuité des soins.


Exemple de fiche mémo : état de choc infirmier

ÉlémentÀ retenir
DéfinitionHypoperfusion aiguë des organes
Signes cutanésMarbrures, pâleur, sueurs, extrémités froides
Signes cardioHypotension, tachycardie, trouble du rythme
Signes respiPolypnée, SpO₂ basse, cyanose
Signes neuroAgitation, confusion, somnolence
Signes rénauxOligurie, anurie
Action IDEAlerter, monitorer, surveiller, tracer
BilansGDS, lactates, NFS, ionogramme selon prescription
TraitementsOxygène, remplissage, catécholamines selon protocole
Risque majeurDéfaillance multiviscérale

Cette fiche peut être utilisée pour les révisions IFSI. Elle peut aussi servir de base pour créer des flashcards.


Mini cas clinique : état de choc

Situation

Monsieur A., 68 ans, est hospitalisé pour pneumonie. Depuis une heure, il devient confus et très pâle.

Ses constantes sont :

  • TA : 82/45 mmHg ;
  • FC : 124/min ;
  • FR : 30/min ;
  • SpO₂ : 90 % ;
  • température : 39,2 °C ;
  • marbrures aux genoux ;
  • diurèse faible.

Questions

  1. Quels signes évoquent un état de choc ?
  2. Quel type de choc est le plus probable ?
  3. Quelles actions infirmières sont prioritaires ?
  4. Quelles transmissions faut-il faire ?

Correction

Les signes évocateurs sont l’hypotension, la tachycardie, la polypnée, les marbrures, la confusion, la fièvre et la diurèse faible.

Le contexte de pneumonie fébrile oriente vers un choc septique. Cependant, seul le médecin peut confirmer le diagnostic.

Les priorités IDE sont l’alerte médicale, la surveillance rapprochée, le monitorage, l’oxygénothérapie selon protocole, la préparation des VVP, les bilans prescrits et la traçabilité.

Les transmissions doivent préciser l’heure, les constantes, les signes cutanés, l’état neurologique, les actions réalisées et l’évolution.

Lien interne conseillé : Cas clinique infirmier


Comment réviser l’état de choc en IFSI ?

L’état de choc infirmier se révise très bien avec des tableaux, des cas cliniques et des quiz.

D’abord, apprenez les types de choc. Ensuite, mémorisez les signes d’hypoperfusion. Enfin, entraînez-vous à prioriser les actions.

Vous pouvez créer des flashcards :

Question : Quels sont les signes cutanés de choc ?
Réponse : Marbrures, pâleur, sueurs, extrémités froides, cyanose.

Question : Quelle cible de PAM est souvent utilisée dans le choc septique ?
Réponse : Environ 65 mmHg selon recommandations et contexte.

Question : Quel vasopresseur est souvent utilisé en première intention dans le choc septique ?
Réponse : La noradrénaline selon prescription et protocole.

Lien interne conseillé : Quiz infirmier
Lien interne conseillé : Spaced repetition IFSI

Conclusion

L’état de choc infirmier est une urgence vitale qui demande une réaction rapide. L’infirmier doit repérer les signes d’hypoperfusion, alerter et commencer la surveillance sans attendre.

D’abord, il faut identifier les signes de gravité. Ensuite, il faut comprendre le type de choc probable. Enfin, il faut appliquer les protocoles, préparer les traitements et tracer chaque action.

La surveillance repose sur les constantes, l’état neurologique, la respiration, les marbrures, la diurèse et la réponse aux traitements.

Avec une méthode claire, l’état de choc infirmier devient plus facile à reconnaître. Cette rigueur améliore la sécurité du patient et la qualité de la prise en charge.

Recommandés en priorité

Quelle est la définition de l’état de choc ?

L’état de choc est une hypoperfusion aiguë des organes. Il entraîne une souffrance cellulaire et peut évoluer vers une défaillance multiviscérale.

Quels sont les signes d’alerte d’un état de choc ?

Les signes fréquents sont l’hypotension, la tachycardie, les marbrures, les sueurs, la confusion, la polypnée et l’oligurie.

Quelle est la PAM cible dans le choc septique ?

Chez l’adulte en choc septique sous vasopresseurs, les recommandations internationales proposent une cible initiale de PAM à 65 mmHg.

Faut-il attendre les cultures avant les antibiotiques ?

Non, il ne faut pas retarder la prise en charge urgente d’un choc septique. Les prélèvements sont importants, mais le traitement doit commencer rapidement selon prescription et protocole.

Pourquoi surveiller les lactates ?

Les lactates aident à évaluer l’hypoperfusion et la souffrance tissulaire. Ils font partie des éléments suivis dans la prise en charge initiale du sepsis et du choc septique.

Pourquoi le remplissage est-il prudent dans le choc cardiogénique ?

Dans le choc cardiogénique, le cœur pompe mal. Un remplissage excessif peut donc aggraver la congestion pulmonaire et la détresse respiratoire.

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