Cas clinique asthme infirmier : méthode complète pour l’IFSI

cas clinique asthme infirmier avec surveillance respiratoire

L’asthme est une maladie fréquente. Pourtant, une crise peut vite devenir grave si elle est mal évaluée.

Pour un étudiant infirmier, savoir analyser un cas clinique asthme infirmier est donc une compétence importante. Il ne suffit pas de connaître les symptômes. Il faut aussi observer le patient, repérer les signes d’alerte et agir dans le bon ordre.

Dans cet article, vous allez apprendre une méthode simple pour réussir votre analyse. D’abord, nous verrons les données à recueillir. Ensuite, nous expliquerons comment évaluer la gravité. Puis, nous aborderons les soins infirmiers, la surveillance et l’éducation du patient.

L’objectif est clair : vous aider à construire une réponse logique, utile et adaptée aux attentes de l’IFSI.


Qu’est-ce qu’un cas clinique asthme infirmier ?

Un cas clinique asthme infirmier est une situation de soins avec un patient asthmatique. Cette situation peut concerner une crise légère, une crise plus forte ou une urgence respiratoire.

L’asthme est une maladie chronique des bronches. En cas de crise, les bronches se resserrent. Ainsi, l’air passe moins bien et le patient respire plus difficilement.

Le patient peut présenter plusieurs signes. Par exemple, il peut tousser, respirer avec des sifflements ou ressentir une oppression dans la poitrine. De plus, il peut avoir du mal à parler si la gêne respiratoire est importante.

Dans une copie IFSI, l’étudiant doit donc répondre à plusieurs questions :

  • Le patient respire-t-il correctement ?
  • Quels signes montrent une aggravation ?
  • Quelles données faut-il surveiller ?
  • Quelles actions infirmières sont prioritaires ?
  • Quelle éducation proposer après la crise ?

Pour revoir les bases, vous pouvez lire aussi notre fiche asthme infirmier complète.


1. Recueillir les données du patient

La première étape d’un cas clinique asthme infirmier consiste à recueillir les bonnes informations. Sans données claires, l’analyse devient difficile.

D’abord, l’infirmier observe le patient. Ensuite, il mesure les constantes. Puis, il recherche les antécédents et les facteurs déclenchants.

Cette méthode aide à comprendre la situation. Elle permet aussi de repérer rapidement les signes de gravité.


Observer les signes respiratoires

Les signes de l’asthme peuvent varier selon les patients. Cependant, certains symptômes reviennent souvent.

On peut observer :

  • une toux sèche ;
  • une respiration sifflante ;
  • une gêne respiratoire ;
  • une oppression dans la poitrine ;
  • une respiration rapide ;
  • une difficulté à parler.

Parfois, la toux apparaît surtout la nuit. Dans d’autres cas, elle survient après un effort, une infection ou une exposition à un allergène.

De plus, l’attitude du patient donne des informations utiles. Un patient assis, penché en avant, qui parle peu, doit attirer l’attention.

Ainsi, l’étudiant infirmier ne doit pas seulement lister les symptômes. Il doit aussi expliquer ce que ces signes montrent sur l’état respiratoire.


Mesurer les constantes importantes

L’observation est utile, mais elle ne suffit pas. Il faut aussi mesurer les données du patient.

Les constantes à surveiller sont :

  • la fréquence respiratoire ;
  • la saturation en oxygène, appelée SpO2 ;
  • la fréquence cardiaque ;
  • la tension artérielle ;
  • la température ;
  • l’état de conscience ;
  • le débit expiratoire de pointe, si disponible.

La SpO2 permet d’évaluer l’oxygénation. La fréquence respiratoire montre l’effort fourni pour respirer. Quant au débit expiratoire de pointe, il aide à mesurer le niveau de gêne dans les bronches.

Cependant, une seule donnée ne suffit jamais. Il faut toujours comparer les constantes avec l’état général du patient.

Par exemple, une SpO2 correcte ne veut pas dire que tout va bien. Si le patient parle difficilement ou semble épuisé, la situation reste inquiétante.


Rechercher les antécédents

Les antécédents aident à mieux comprendre le risque. Dans un cas clinique asthme infirmier, cette partie est très importante.

Il faut rechercher :

  • un asthme connu ;
  • des crises fréquentes ;
  • des passages aux urgences ;
  • des hospitalisations précédentes ;
  • des allergies ;
  • un tabagisme actif ou passif ;
  • un traitement de fond ;
  • une mauvaise prise du traitement ;
  • une utilisation fréquente du traitement de crise.

Un patient qui utilise souvent son inhalateur de secours doit être surveillé. En effet, cela peut montrer que son asthme est mal contrôlé.

Ensuite, il faut vérifier le traitement habituel. Le patient prend-il son traitement de fond ? L’a-t-il arrêté ? Utilise-t-il correctement son inhalateur ?

Ces questions sont simples, mais très utiles. Elles permettent de préparer la suite de la prise en charge.

Pour mieux comprendre la différence entre les actions autonomes et les actes prescrits, consultez notre article sur le rôle propre et rôle prescrit infirmier.


Identifier les facteurs déclenchants

Une crise d’asthme a souvent un facteur déclenchant. Pour cette raison, il faut toujours le rechercher.

Les déclencheurs fréquents sont :

  • les acariens ;
  • les pollens ;
  • les poils d’animaux ;
  • la fumée de cigarette ;
  • la pollution ;
  • l’air froid ;
  • l’effort physique ;
  • une infection virale ;
  • le stress ;
  • l’arrêt du traitement de fond.

Par exemple, une crise après un effort ne demande pas les mêmes conseils qu’une crise liée au tabac. De même, une crise après l’arrêt du traitement doit faire penser à un problème d’observance.

Ainsi, cette recherche aide à mieux soigner le patient. Elle prépare aussi l’éducation thérapeutique.


2. Évaluer la gravité de la crise d’asthme

L’évaluation de la gravité est une étape centrale. Elle permet de savoir si la crise est simple ou urgente.

D’abord, il faut observer la respiration. Ensuite, il faut regarder la parole, l’état de conscience et les constantes. Enfin, il faut repérer les signes d’épuisement.

Cette étape est prioritaire, car une crise d’asthme peut s’aggraver rapidement.


Repérer les signes de gravité

Certains signes doivent alerter immédiatement. Ils montrent que le patient lutte pour respirer.

Chez l’adulte, les signes de gravité peuvent être :

  • une grande difficulté à respirer ;
  • une difficulté à parler ;
  • une respiration très rapide ;
  • une fréquence cardiaque élevée ;
  • une SpO2 basse ;
  • une agitation ;
  • des sueurs ;
  • un tirage ;
  • une fatigue importante ;
  • un débit expiratoire de pointe très bas.

Chez l’enfant, d’autres signes peuvent apparaître. Par exemple, on peut voir un battement des ailes du nez, un tirage entre les côtes ou un mouvement anormal du thorax.

De plus, un enfant qui ne peut plus parler, boire ou jouer normalement doit être évalué vite. Ces signes peuvent montrer une crise sévère.

Dans une copie, il ne faut pas seulement écrire une liste. Il faut aussi expliquer le sens des signes. Par exemple, le tirage montre que le patient utilise des muscles en plus pour respirer.


Comprendre l’urgence respiratoire

Une crise d’asthme peut devenir une urgence vitale. Dans ce cas, le patient risque de s’épuiser.

Au début, il lutte pour respirer. Puis, si la situation empire, il peut devenir très fatigué. Par conséquent, son état peut se dégrader rapidement.

Un signe très grave est le silence à l’auscultation. Cela signifie que l’air circule très mal dans les bronches.

En revanche, la disparition des sifflements n’est pas toujours rassurante. Si le patient respire mieux, c’est positif. Mais s’il devient somnolent ou confus, c’est inquiétant.

Dans un cas clinique asthme infirmier, vous pouvez écrire :

Risque d’urgence respiratoire avec besoin d’une surveillance rapprochée, d’une alerte médicale et d’une prise en charge rapide selon le protocole.

Cette phrase montre que vous avez compris la priorité.


Éviter une erreur fréquente

Beaucoup d’étudiants pensent que moins de sifflements signifie toujours une amélioration. Pourtant, ce n’est pas forcément vrai.

Si le patient parle mieux, respire plus calmement et présente une meilleure SpO2, l’évolution est rassurante. Cependant, si les sifflements disparaissent alors que le patient devient faible, la situation est grave.

Dans ce contexte, il faut regarder l’ensemble des signes :

  • respiration ;
  • parole ;
  • fatigue ;
  • état de conscience ;
  • coloration ;
  • SpO2 ;
  • fréquence respiratoire ;
  • réponse au traitement.

Ainsi, l’analyse reste plus fiable. Elle ne repose pas sur un seul signe.


3. Définir les problèmes infirmiers prioritaires

Après le recueil des données, il faut formuler les problèmes. Cette étape montre votre raisonnement infirmier.

Dans un cas clinique asthme infirmier, les problèmes prioritaires sont souvent respiratoires. Cependant, l’anxiété et l’éducation du patient restent aussi importantes.

Les problèmes possibles sont :

  • gêne respiratoire liée au resserrement des bronches ;
  • risque d’aggravation respiratoire ;
  • baisse possible de l’oxygénation ;
  • anxiété liée à la sensation d’étouffement ;
  • mauvaise prise du traitement ;
  • manque de connaissances sur la maladie ;
  • risque de nouvelle crise.

La priorité reste toujours la respiration. Donc, la surveillance respiratoire passe avant l’éducation.


Exemple de raisonnement prioritaire

Prenons une situation simple.

Un patient arrive avec une respiration sifflante, une SpO2 basse et une difficulté à parler. Il explique aussi qu’il a oublié son traitement de fond depuis plusieurs jours.

Dans cette situation, l’éducation est importante. Cependant, elle ne vient pas en premier.

La priorité est de sécuriser la respiration. Ensuite, l’infirmier applique les prescriptions et surveille l’évolution. Après stabilisation, il reprend l’éducation thérapeutique.

La logique attendue est donc :

  1. observer la respiration ;
  2. repérer les signes de gravité ;
  3. installer le patient ;
  4. alerter si nécessaire ;
  5. administrer les traitements prescrits ;
  6. surveiller l’efficacité ;
  7. tracer les soins ;
  8. expliquer les conseils après la crise.

Grâce à cette méthode, votre réponse devient plus claire.


4. Conduite à tenir infirmière lors d’une crise d’asthme

La conduite à tenir dépend du lieu de soin, du protocole et de la prescription. Toutefois, certaines actions restent essentielles.

Dans un cas clinique asthme infirmier, il faut montrer une prise en charge calme, rapide et organisée.

D’abord, l’infirmier installe le patient. Ensuite, il surveille les constantes. Puis, il applique les prescriptions. Enfin, il réévalue l’état clinique.


Installer le patient

L’installation est une action simple, mais très utile. La position assise ou demi-assise aide le patient à mieux respirer.

Cette position facilite le passage de l’air. Elle réduit aussi la sensation d’étouffement.

Il vaut mieux éviter la position allongée si le patient respire mal. En effet, elle peut augmenter l’inconfort.

Ensuite, l’infirmier desserre les vêtements gênants. Il limite aussi les efforts inutiles.

Cette action relève du soin infirmier. Elle montre une prise en charge adaptée à la gêne respiratoire.


Rassurer le patient

Une crise d’asthme peut faire très peur. Le patient peut avoir l’impression de manquer d’air.

Cette peur peut aggraver la gêne respiratoire. De plus, elle peut rendre l’utilisation de l’inhalateur plus difficile.

L’infirmier doit donc parler calmement. Les phrases courtes sont souvent plus efficaces.

Par exemple :

Je reste avec vous. Respirez doucement. Nous surveillons votre respiration.

Il ne faut pas dire : “Ce n’est rien.” Pour le patient, la crise est réelle.

Rassurer signifie sécuriser. Cela ne veut pas dire minimiser.


Surveiller les constantes

La surveillance doit être régulière. Elle permet de savoir si l’état s’améliore ou s’aggrave.

D’abord, l’infirmier contrôle la fréquence respiratoire, la SpO2, la fréquence cardiaque et l’état de conscience. Ensuite, il observe la parole, la coloration et les signes de lutte.

De plus, chaque traitement doit être suivi d’une réévaluation. Par exemple, après un bronchodilatateur, il faut surveiller la respiration et la fréquence cardiaque.

Certains traitements peuvent donner des tremblements ou une accélération du cœur. Pour cette raison, la surveillance reste importante.

Enfin, toutes les données doivent être notées dans le dossier de soins. Ainsi, l’équipe peut suivre l’évolution du patient.


Appliquer les prescriptions

Le traitement de crise repose souvent sur des médicaments qui ouvrent rapidement les bronches. Selon la prescription, ils peuvent être donnés avec un inhalateur, une chambre d’inhalation ou un aérosol.

Des corticoïdes peuvent aussi être prescrits. Ils aident à réduire l’inflammation, mais leur effet n’est pas immédiat.

L’infirmier doit donc :

  • vérifier la prescription ;
  • préparer le matériel ;
  • administrer le traitement ;
  • surveiller l’efficacité ;
  • repérer les effets indésirables ;
  • noter l’heure du soin ;
  • alerter en cas d’aggravation.

Dans une copie IFSI, pensez à écrire “selon prescription médicale”. Cette précision montre que vous respectez votre cadre professionnel.


Préparer l’oxygène si besoin

L’oxygène peut être nécessaire si la saturation est basse. Il peut aussi être prévu par un protocole.

Dans ce cas, l’infirmier applique la prescription ou le protocole du service. Ensuite, il surveille la SpO2 et l’état clinique.

Une phrase simple peut être utilisée dans votre cas clinique :

Oxygénothérapie selon prescription ou protocole, avec surveillance de la SpO2 et de la respiration.

Cette formulation est claire et adaptée.


5. Surveiller après la crise

Une crise d’asthme ne se termine pas dès que le patient dit aller mieux. Il faut vérifier l’amélioration avec des signes concrets.

Après le traitement, la surveillance reste donc indispensable. Elle permet de repérer une rechute ou une aggravation.

Dans un cas clinique asthme infirmier, cette partie montre votre sérieux.


Évaluer l’efficacité du traitement

L’amélioration doit être visible et mesurable.

Il faut rechercher :

  • une respiration plus calme ;
  • une parole plus facile ;
  • moins de sifflements ;
  • une SpO2 améliorée ;
  • une fréquence respiratoire plus stable ;
  • une fréquence cardiaque surveillée ;
  • moins d’anxiété ;
  • un débit expiratoire meilleur, si mesuré.

Cependant, une amélioration légère ne suffit pas toujours. Si les signes de gravité persistent, il faut alerter.

De plus, la surveillance doit être répétée. Une seule mesure ne permet pas toujours de conclure.


Tracer les soins

La traçabilité fait partie du soin. Elle aide l’équipe à suivre l’évolution du patient.

Il faut noter :

  • l’heure du début des symptômes ;
  • les signes observés ;
  • les constantes ;
  • les traitements donnés ;
  • la réponse au traitement ;
  • les effets indésirables ;
  • les appels médicaux ;
  • les conseils donnés ;
  • la surveillance réalisée.

Grâce à cette traçabilité, les informations sont plus claires. La continuité des soins devient aussi plus sûre.


6. Éducation du patient asthmatique

L’éducation du patient est essentielle. Elle permet de réduire les nouvelles crises.

Cependant, elle ne se fait pas au moment où le patient respire très mal. Elle devient prioritaire après stabilisation.

Dans un cas clinique asthme infirmier, il faut donc placer l’éducation au bon moment.


Vérifier la technique d’inhalation

Beaucoup de patients utilisent mal leur inhalateur. Par conséquent, le traitement agit moins bien.

L’infirmier peut demander au patient de montrer sa technique. Ensuite, il corrige les erreurs de façon simple.

Les points à vérifier sont :

  • expirer avant la prise ;
  • bien placer l’embout ;
  • inspirer au bon moment ;
  • retenir la respiration quelques secondes ;
  • respecter le nombre de bouffées ;
  • rincer la bouche après certains traitements.

Chez l’enfant, une chambre d’inhalation est souvent utile. De plus, elle facilite la prise du traitement.

Pour compléter cette partie, vous pouvez consulter les explications d’Ameli sur l’utilisation d’un inhalateur.


Expliquer le traitement de crise et le traitement de fond

Le patient doit comprendre la différence entre les deux traitements.

Le traitement de crise soulage rapidement. Il aide à ouvrir les bronches pendant la gêne respiratoire.

Le traitement de fond agit sur la durée. Il aide à limiter l’inflammation des bronches quand le médecin l’a prescrit.

Une phrase simple peut aider :

Le traitement de crise soulage vite. Le traitement de fond protège les bronches sur la durée.

Cette différence est importante. En effet, certains patients arrêtent leur traitement de fond dès qu’ils vont mieux.

Or, cet arrêt peut favoriser une nouvelle crise.


Apprendre les signes d’alerte

Le patient doit savoir quand demander de l’aide. Cela peut éviter une aggravation.

Les signes d’alerte sont :

  • gêne respiratoire au repos ;
  • difficulté à parler ;
  • traitement de secours moins efficace ;
  • réveils nocturnes fréquents ;
  • besoin répété d’inhalateur ;
  • fatigue inhabituelle ;
  • lèvres bleutées ;
  • somnolence ;
  • confusion ;
  • aggravation rapide.

Dans ce contexte, l’objectif est simple : éviter l’attente dangereuse.

Si le patient possède un plan d’action écrit, l’infirmier peut le reprendre avec lui. Ainsi, la personne sait mieux quoi faire en cas de nouvelle crise.


Repérer les facteurs déclenchants

L’éducation doit être adaptée à chaque patient. Tout le monde n’a pas les mêmes déclencheurs.

Certains patients réagissent aux pollens. D’autres sont gênés par l’effort, le froid, les infections ou la fumée.

L’infirmier aide donc le patient à repérer :

  • les situations à risque ;
  • les premiers signes ;
  • les erreurs de traitement ;
  • les facteurs évitables ;
  • les gestes de prévention.

Par exemple, un patient exposé à la fumée doit recevoir des conseils ciblés. En revanche, un patient gêné par l’effort aura besoin d’explications différentes.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire notre article : éducation thérapeutique infirmière : méthode simple.


7. Exemple de cas clinique asthme infirmier corrigé

Voici un exemple simple pour comprendre la méthode.

Situation

Monsieur A., 24 ans, arrive aux urgences pour une gêne respiratoire. Il est asthmatique depuis l’enfance.

Depuis deux jours, il utilise son traitement de crise plusieurs fois par jour. De plus, il dit avoir oublié son traitement de fond depuis une semaine.

À l’arrivée, il présente une toux sèche, une oppression dans la poitrine et des sifflements. Sa respiration est rapide. Il parle avec difficulté et paraît anxieux.


Analyse des données

Les signes observés évoquent une crise d’asthme. La difficulté à parler et la respiration rapide sont des signes inquiétants.

L’oubli du traitement de fond est un facteur favorisant. De plus, l’utilisation répétée du traitement de crise montre un mauvais contrôle de l’asthme.

La priorité est donc respiratoire. L’éducation viendra après stabilisation.


Problèmes infirmiers

Les problèmes principaux sont :

  • gêne respiratoire liée au resserrement des bronches ;
  • risque d’aggravation respiratoire ;
  • anxiété liée à la sensation d’étouffement ;
  • mauvaise prise du traitement de fond ;
  • besoin d’éducation sur l’asthme.

Cette formulation relie les signes, les risques et les besoins du patient. Elle montre donc un raisonnement clair.


Actions infirmières

Les actions prioritaires sont :

  1. installer le patient en position assise ;
  2. évaluer la respiration ;
  3. surveiller la SpO2 et la fréquence respiratoire ;
  4. contrôler la fréquence cardiaque ;
  5. rechercher les signes de gravité ;
  6. alerter le médecin selon le contexte ;
  7. administrer les traitements prescrits ;
  8. surveiller l’efficacité ;
  9. tracer les soins ;
  10. reprendre l’éducation après stabilisation.

Ainsi, la conduite à tenir suit l’ordre des priorités. Elle commence par la sécurité respiratoire.


Évaluation

L’état s’améliore si le patient respire plus calmement. Il doit aussi parler plus facilement.

La SpO2 doit remonter. De plus, la fréquence respiratoire doit se stabiliser.

En revanche, si la gêne continue ou s’aggrave, l’alerte médicale reste prioritaire.

Cet exemple montre la logique attendue dans un cas clinique asthme infirmier.


8. Erreurs fréquentes des étudiants en IFSI

Certaines erreurs reviennent souvent dans les copies.

La première erreur consiste à réciter le cours sans analyser la situation. Pourtant, un cas clinique demande un raisonnement, pas seulement des définitions.

La deuxième erreur est d’oublier les signes de gravité. C’est dangereux, car une crise d’asthme peut évoluer vite.

Une autre erreur fréquente est de commencer par l’éducation. Or, si le patient respire mal, la priorité reste la sécurité respiratoire.

Enfin, certains étudiants oublient la surveillance après le traitement. Pourtant, cette étape confirme l’amélioration ou montre une aggravation.

Pour éviter ces erreurs, gardez cette méthode :

Observer → mesurer → prioriser → agir → surveiller → éduquer.

Cette logique fonctionne aussi pour d’autres situations respiratoires. Vous pouvez donc l’utiliser dans plusieurs cas cliniques.


9. Méthode simple pour réussir votre cas clinique

Pour réussir un cas clinique asthme infirmier, gardez toujours la même démarche.

Étape 1 : repérer le problème vital

La première question est simple :

Le patient respire-t-il correctement ?

Si la réponse est non, la priorité est respiratoire.

Étape 2 : chercher les signes de gravité

Ensuite, observez la parole, la respiration, la SpO2, le débit expiratoire et l’état de conscience.

Ces éléments permettent d’évaluer l’urgence.

Étape 3 : formuler les problèmes infirmiers

Les problèmes doivent être clairs. Ils doivent aussi être liés aux signes observés.

Par exemple :

Gêne respiratoire liée au resserrement des bronches, avec risque d’aggravation.

Cette phrase est plus précise que “problème respiratoire”.

Étape 4 : proposer des actions adaptées

Les actions doivent répondre aux problèmes. Si la respiration est altérée, il faut proposer l’installation, la surveillance, l’alerte et les traitements prescrits.

Ensuite, une réévaluation est nécessaire. Elle permet de savoir si le traitement agit.

Étape 5 : prévoir l’éducation

Après stabilisation, l’éducation devient importante.

Elle porte sur :

  • le traitement de crise ;
  • le traitement de fond ;
  • la technique d’inhalation ;
  • les signes d’alerte ;
  • les facteurs déclenchants ;
  • le suivi médical.

Grâce à cette méthode, votre réponse devient plus claire et plus professionnelle.


10. Résumé pratique pour l’étudiant infirmier

Pour cette raison, l’analyse d’un cas clinique asthme infirmier doit suivre une logique simple.

D’abord, l’étudiant observe les signes respiratoires. Ensuite, il recherche les signes de gravité. Puis, il classe les problèmes selon leur priorité.

De plus, la conduite à tenir doit rester cohérente avec l’état du patient. Si la respiration est difficile, la surveillance et l’alerte passent avant l’éducation.

En revanche, lorsque le patient est stable, l’éducation devient essentielle. Elle permet d’expliquer les traitements, les signes d’alerte et la prévention.

Ainsi, le raisonnement infirmier reste clair. Enfin, cette méthode aide l’étudiant à répondre en examen, en stage ou en situation de soins.


Conclusion

Maîtriser un cas clinique asthme infirmier demande une méthode simple. Il faut d’abord observer le patient, puis mesurer les constantes. Ensuite, il faut repérer les signes de gravité et agir dans le bon ordre.

Le point le plus important reste la sécurité respiratoire. Une crise d’asthme peut s’aggraver rapidement. Pour cette raison, les signes d’alerte doivent être recherchés sans attendre.

Enfin, l’éducation du patient ne doit pas être oubliée. Elle aide à mieux comprendre l’asthme, à bien utiliser les traitements et à limiter les récidives.

En IFSI, ce type de cas clinique montre votre capacité à raisonner. Retenez surtout cette phrase :

Observer, prioriser, agir, surveiller, éduquer.


FAQ : Cas clinique asthme infirmier

Quelle est la priorité infirmière lors d’une crise d’asthme ?

La priorité est d’évaluer la respiration. Il faut surveiller la fréquence respiratoire, la SpO2, la parole, l’état de conscience et les signes de lutte. Ensuite, l’infirmier applique les prescriptions et alerte si besoin.

Quelle est la différence entre traitement de crise et traitement de fond ?

Le traitement de crise soulage rapidement. Le traitement de fond agit sur la durée pour limiter l’inflammation des bronches lorsqu’il est prescrit.

Pourquoi faut-il se rincer la bouche après certains inhalateurs ?

Le rinçage de bouche aide à éviter les effets indésirables locaux. Il est surtout conseillé après certains traitements inhalés, comme les corticoïdes.

Quels sont les signes d’une crise d’asthme grave ?

Les signes inquiétants sont la difficulté à parler, la gêne respiratoire intense, le tirage, une SpO2 basse, l’agitation, la somnolence, une grande fatigue et le silence à l’auscultation.

Que doit contenir un cas clinique asthme infirmier ?

Il doit contenir le recueil des données, les signes de gravité, les problèmes infirmiers, les actions prioritaires, la surveillance, les traitements selon prescription et l’éducation du patient.

Un patient asthmatique peut-il faire du sport ?

Oui, si l’asthme est bien contrôlé. Le patient doit toutefois connaître ses limites, ses déclencheurs et les conseils donnés par son médecin.


Liens internes recommandés


Sources externes fiables

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *