Un cas clinique convulsion peut évoluer très vite. Au départ, il peut s’agir d’une crise isolée. Pourtant, quelques minutes plus tard, la situation peut devenir une urgence neurologique.
La difficulté est simple : toutes les convulsions ne se ressemblent pas. Certaines sont liées à une épilepsie connue. D’autres révèlent une hypoglycémie, une infection, un traumatisme, une intoxication ou une lésion cérébrale.
Dans ce guide, vous allez apprendre à analyser un cas clinique convulsion étape par étape. D’abord, nous verrons l’évaluation initiale. Ensuite, nous aborderons les cas chez l’adulte, chez l’enfant, pendant la grossesse et devant un état de mal convulsif.
Pour revoir la conduite pratique devant une crise, vous pouvez aussi consulter notre fiche sur la convulsion infirmier. Elle complète cet article avec les gestes de sécurité immédiats.
Qu’est-ce qu’un cas clinique convulsion ?
Un cas clinique convulsion décrit une situation où un patient présente une crise avec mouvements involontaires, perte de contact ou altération de conscience. L’objectif est d’analyser les signes, les causes possibles et la conduite à tenir.
Une convulsion est un symptôme. Elle peut être liée à une crise épileptique, mais pas toujours. Elle peut aussi apparaître dans un contexte métabolique, infectieux, toxique ou traumatique.
L’épilepsie, elle, correspond à une maladie avec une tendance à répéter des crises. La HAS rappelle que la prise en charge de l’épilepsie concerne le diagnostic, le traitement et le suivi des enfants et des adultes. Vous pouvez consulter les recommandations officielles de la HAS sur les épilepsies.
Ainsi, l’analyse ne doit jamais s’arrêter au mot “convulsion”. Il faut chercher le contexte, la durée, les signes associés et le retour à l’état normal.
Évaluation initiale d’un cas clinique convulsion
L’évaluation initiale sert à répondre à une question prioritaire : le patient est-il en danger immédiat ?
D’abord, il faut sécuriser l’environnement. Ensuite, il faut observer la crise sans bloquer le patient. Enfin, il faut chronométrer et préparer l’alerte si la crise dure.
Les premières informations à recueillir sont :
- heure de début ;
- durée de la crise ;
- perte de connaissance ;
- mouvements généralisés ou localisés ;
- chute ou traumatisme ;
- respiration ;
- coloration ;
- morsure de langue ;
- perte d’urines ;
- récupération après la crise.
Ces données sont essentielles. Elles permettent de distinguer une crise courte d’une situation grave.
Pour mieux hiérarchiser les priorités, vous pouvez lire notre guide sur le tableau des signes de gravité infirmier.
L’importance de l’interrogatoire dans un cas clinique convulsion
Dans un cas clinique convulsion, l’interrogatoire est central. Le patient ne se souvient pas toujours de la crise. Il faut donc interroger les témoins.
Les questions utiles sont simples :
- Quel âge a le patient ?
- La crise a-t-elle été observée ?
- Combien de temps a-t-elle duré ?
- Y a-t-il eu une chute ?
- Le patient a-t-il mordu sa langue ?
- Y a-t-il eu une perte d’urines ?
- Le regard était-il dévié ?
- Les mouvements touchaient-ils un seul côté ?
- Le patient a-t-il récupéré rapidement ?
- Existe-t-il une épilepsie connue ?
Ensuite, il faut rechercher les facteurs déclenchants. Par exemple, un oubli de traitement, une dette de sommeil, une fièvre, une prise d’alcool ou une hypoglycémie peuvent favoriser une crise.
L’interrogatoire permet aussi d’éviter une erreur de diagnostic. Une syncope, une crise de panique ou une crise non épileptique psychogène peut parfois ressembler à une convulsion.
Examen clinique et glycémie capillaire
Après la sécurité immédiate, l’examen clinique doit être organisé. Il faut surveiller les constantes et chercher les signes de gravité.
Les éléments importants sont :
- fréquence respiratoire ;
- saturation SpO2 ;
- fréquence cardiaque ;
- tension artérielle ;
- température ;
- état de conscience ;
- pupilles ;
- signes de traumatisme ;
- raideur de nuque ;
- déficit neurologique ;
- glycémie capillaire.
Le dextro est très important. Une hypoglycémie sévère peut provoquer une perte de connaissance ou des convulsions. Le CDC rappelle que l’hypoglycémie sévère peut entraîner des convulsions et une perte de connaissance.
Donc, dans un cas clinique convulsion, la glycémie capillaire doit être vérifiée dès que possible. Cependant, elle ne doit pas retarder l’alerte si la crise se prolonge.
Pour suivre l’état neurologique après la crise, consultez aussi notre guide sur le score de Glasgow infirmier.
Cas clinique convulsion chez l’adulte
Chez l’adulte, l’analyse dépend d’abord d’une question : s’agit-il d’une première crise ou d’une épilepsie connue ?
Cette distinction change la prise en charge. Une crise chez un patient épileptique connu peut venir d’un facteur déclenchant. En revanche, une crise inaugurale impose souvent une recherche plus large.
Crise chez un patient épileptique connu
Chez un patient déjà diagnostiqué, il faut chercher une cause de déséquilibre.
Les facteurs fréquents sont :
- oubli du traitement ;
- arrêt brutal d’un antiépileptique ;
- manque de sommeil ;
- alcool ou sevrage alcoolique ;
- infection ;
- fièvre ;
- vomissements ;
- interaction médicamenteuse ;
- stress important ;
- prise de toxiques.
Ensuite, il faut vérifier le retour à l’état habituel. Une confusion courte peut être normale après une crise. En revanche, une confusion prolongée doit alerter.
Il faut aussi demander si les crises habituelles ressemblent à celle-ci. Une crise différente peut signaler un nouveau problème.
Crise inaugurale chez l’adulte
Une première crise chez l’adulte doit être prise au sérieux. Il faut rechercher une cause neurologique, métabolique, toxique, infectieuse ou traumatique.
Les causes possibles sont nombreuses :
- AVC ;
- tumeur cérébrale ;
- traumatisme crânien ;
- infection du système nerveux ;
- hypoglycémie ;
- trouble ionique ;
- intoxication ;
- sevrage alcoolique ;
- médicament pro-convulsivant.
Dans plusieurs situations, une imagerie cérébrale peut être indiquée. Vidal rappelle qu’un scanner cérébral peut être recommandé en urgence dans certains contextes, notamment selon l’âge, le tableau clinique et les signes associés.
La décision revient au médecin. Le rôle soignant est de recueillir les données utiles, surveiller et transmettre clairement.
Diagnostics différentiels à ne pas manquer
Un cas clinique convulsion ne correspond pas toujours à une crise épileptique. Il faut donc penser aux diagnostics différentiels.
Syncope
La syncope est une perte de connaissance brève liée à une baisse du débit sanguin cérébral. Elle peut parfois s’accompagner de mouvements brefs.
Certains éléments orientent vers une syncope :
- malaise avant la chute ;
- pâleur ;
- sueurs ;
- position debout prolongée ;
- récupération rapide ;
- absence de confusion longue.
Cependant, une syncope cardiaque peut être grave. Il faut donc transmettre toute douleur thoracique, palpitations ou antécédent cardiaque.
Crise non épileptique psychogène
La crise non épileptique psychogène peut ressembler à une crise convulsive. Pourtant, elle n’est pas liée à une décharge électrique épileptique.
Le diagnostic est difficile. Il repose souvent sur l’analyse clinique, le contexte et parfois l’EEG vidéo. Il ne faut donc pas conclure trop vite.
En pratique, la prise en charge reste respectueuse et sécurisante. Le patient ne “fait pas semblant”. Il présente une manifestation réelle, même si le mécanisme est différent.
Attaque de panique
Une attaque de panique peut provoquer tremblements, sensation d’étouffement, malaise et peur intense. Parfois, elle peut être confondue avec une crise.
La récupération, l’absence de phase post-critique et le contexte anxieux peuvent orienter. Malgré cela, il faut éliminer une urgence si les signes sont atypiques.
Cas clinique convulsion chez l’enfant
Chez l’enfant, la fièvre est une cause fréquente de crise. Toutefois, il faut distinguer les crises fébriles simples des formes plus inquiétantes.
Crise fébrile simple
Une crise fébrile simple touche surtout les jeunes enfants. NICE décrit les convulsions fébriles comme fréquentes entre 6 mois et 5 ans. Une forme simple est généralement généralisée, isolée et dure moins de 15 minutes.
Dans un cas clinique convulsion fébrile simple, les éléments rassurants sont :
- enfant entre 6 mois et 5 ans ;
- fièvre présente ;
- crise généralisée ;
- durée inférieure à 15 minutes ;
- une seule crise dans l’épisode ;
- retour à l’état habituel ;
- absence de déficit neurologique.
Cependant, la première crise fébrile impressionne les parents. Il faut donc expliquer, rassurer et surveiller.
Crise fébrile complexe
Une crise fébrile devient plus préoccupante si elle est prolongée, focale ou répétée.
Les signes à surveiller sont :
- durée supérieure à 15 minutes ;
- crise partielle ou asymétrique ;
- plusieurs crises en 24 heures ;
- déficit après la crise ;
- trouble de conscience prolongé ;
- raideur de nuque ;
- altération de l’état général.
Dans ces situations, l’avis médical est nécessaire. Il faut aussi rechercher une infection grave ou une autre cause neurologique.
Syndromes spécifiques chez l’enfant
Certains syndromes épileptiques de l’enfant ont une présentation particulière.
Le syndrome de West se manifeste par des spasmes infantiles. Ils peuvent être brefs, répétés et parfois discrets. L’EEG montre souvent une hypsarythmie.
Les absences de l’enfant sont différentes. L’enfant s’arrête quelques secondes, fixe le vide, puis reprend son activité. Ces épisodes peuvent passer inaperçus.
Face à des épisodes répétés, courts ou atypiques, il faut transmettre les observations et orienter vers une évaluation spécialisée.
Cas clinique état de mal convulsif
L’état de mal convulsif est une urgence vitale. Il faut le suspecter quand la crise dure ou se répète.
La règle pratique est simple : une crise tonico-clonique qui dure plus de 5 minutes doit être considérée comme une urgence. L’ILAE indique que le seuil de 5 minutes est utilisé pour l’état de mal tonico-clonique généralisé.
Un état de mal peut aussi correspondre à des crises répétées sans retour à l’état normal. Dans ce cas, le cerveau ne récupère pas entre les épisodes.
Les risques sont importants :
- hypoxie ;
- inhalation ;
- traumatisme ;
- hyperthermie ;
- acidose ;
- troubles métaboliques ;
- souffrance cérébrale ;
- arrêt respiratoire selon contexte.
Dans ce type de cas clinique convulsion, il faut alerter immédiatement. Le chronométrage, la sécurité et la préparation du traitement sont prioritaires.
Algorithme de prise en charge médicamenteuse
Le traitement médicamenteux dépend du protocole, du médecin et du contexte. L’infirmier administre les traitements sur prescription ou protocole d’urgence validé.
De façon générale, les benzodiazépines sont utilisées en première intention dans l’état de mal convulsif. Le NCBI définit l’état de mal épileptique comme une crise d’au moins 5 minutes ou des crises répétées sans récupération entre elles.
À 5 minutes : première ligne
À partir de 5 minutes, le traitement doit être rapide selon les protocoles.
Les molécules possibles sont :
- midazolam ;
- diazépam ;
- clonazépam ;
- lorazépam selon disponibilité.
Les voies possibles dépendent du contexte :
- intraveineuse ;
- intramusculaire ;
- buccale ;
- intranasale ;
- rectale selon les pratiques.
Après administration, la surveillance respiratoire est essentielle. Les benzodiazépines peuvent déprimer la respiration, surtout si plusieurs doses sont données.
À 10 minutes : réévaluation
Si la crise persiste, le médecin ou le protocole peut prévoir une deuxième dose. Pendant ce temps, l’équipe poursuit la surveillance.
Il faut vérifier :
- respiration ;
- saturation ;
- tension ;
- fréquence cardiaque ;
- état de conscience ;
- efficacité du traitement ;
- effets indésirables.
Ensuite, si les convulsions continuent, une deuxième ligne antiépileptique peut être nécessaire.
Deuxième ligne
Les traitements de deuxième ligne peuvent inclure :
- lévétiracétam ;
- valproate de sodium ;
- fosphénytoïne ;
- phénobarbital ;
- autres traitements selon le contexte.
Cette étape relève d’une décision médicale. Le rôle infirmier est de préparer, administrer selon prescription, surveiller et tracer.
Pour revoir les règles de calcul avant administration, consultez notre article sur le calcul de dose infirmier.
Cas clinique convulsion et grossesse : penser à l’éclampsie
Une convulsion chez une femme enceinte est une urgence. Il faut penser à l’éclampsie, même si la présentation n’est pas parfaite.
L’éclampsie correspond à la survenue de convulsions dans un contexte de prééclampsie. Elle peut mettre en danger la mère et l’enfant. Parfois, l’hypertension ou les signes d’alerte ne sont pas évidents au départ.
Les signes associés à rechercher sont :
- céphalées ;
- troubles visuels ;
- douleur épigastrique ;
- hypertension ;
- œdèmes importants ;
- protéinurie ;
- douleurs abdominales ;
- malaise ;
- altération de conscience.
Le traitement spécifique repose souvent sur le sulfate de magnésium selon protocole obstétrical. L’orientation vers une équipe spécialisée est urgente.
Dans ce contexte, il ne faut pas banaliser une crise. Une femme enceinte qui convulse doit être prise en charge comme une urgence materno-fœtale.
Cas clinique convulsion d’origine métabolique ou toxique
Certaines convulsions ne viennent pas d’une épilepsie. Elles sont provoquées par un trouble interne ou une substance.
Hypoglycémie
L’hypoglycémie est une cause fréquente à éliminer. Elle peut toucher les patients diabétiques, dénutris ou alcoolisés. Elle peut aussi survenir après une erreur de traitement.
Le dextro permet de repérer cette cause rapidement. Ensuite, la correction dépend du protocole et de l’état de conscience.
Troubles ioniques
Une hyponatrémie, une hypocalcémie ou d’autres troubles ioniques peuvent provoquer des convulsions. Le bilan sanguin aide alors au diagnostic.
Le rôle infirmier consiste à surveiller, transmettre les signes et préparer les prélèvements prescrits.
Intoxication ou sevrage
Une intoxication médicamenteuse, une prise de toxiques ou un sevrage alcoolique peut déclencher une crise.
Il faut rechercher :
- médicaments pris ;
- quantité ;
- horaire ;
- alcool ;
- drogues ;
- contexte volontaire ou accidentel ;
- antécédents psychiatriques.
Ces informations sont très utiles pour l’équipe médicale.
Exemple complet de cas clinique convulsion
Voici une situation type.
Un homme de 42 ans arrive aux urgences après une chute au domicile. Sa compagne décrit une perte de connaissance brutale, une raideur du corps, puis des secousses des quatre membres. La crise a duré environ 2 minutes.
À l’arrivée, le patient est confus. Il ne sait pas où il est. Il présente une morsure latérale de langue et une douleur à l’épaule droite.
L’évaluation initiale montre :
- SpO2 : 96 % ;
- FC : 108/min ;
- TA : 135/85 mmHg ;
- température : 37,1 °C ;
- dextro : 1,05 g/L ;
- Glasgow : 13 ;
- pas de déficit moteur évident.
L’interrogatoire retrouve une dette de sommeil importante. Aucun antécédent d’épilepsie n’est connu. La crise est donc inaugurale.
Dans ce cas clinique convulsion, les priorités sont :
- sécuriser le patient ;
- surveiller la récupération ;
- rechercher un traumatisme ;
- transmettre la durée et la sémiologie ;
- signaler la crise inaugurale ;
- préparer les examens prescrits.
Une transmission claire pourrait être :
Patient de 42 ans, crise tonico-clonique généralisée décrite au domicile, durée estimée 2 minutes. Confusion post-critique à l’arrivée, morsure latérale de langue, douleur épaule droite. Dextro 1,05 g/L, GCS 13, constantes stables. Pas d’antécédent d’épilepsie connu. Médecin informé, surveillance neurologique en cours.
Cette transmission donne les éléments utiles. Elle évite les phrases vagues et facilite la décision médicale.
Pour améliorer vos transmissions, lisez aussi notre guide sur la transmission ciblée infirmière.
Erreurs fréquentes dans un cas clinique convulsion
Certaines erreurs reviennent souvent.
Confondre convulsion et épilepsie
Une convulsion peut être isolée. L’épilepsie suppose une tendance à répéter les crises. Il faut donc chercher la cause avant de conclure.
Oublier le dextro
Le dextro est un geste simple. Pourtant, il peut repérer une cause traitable rapidement.
Ne pas chronométrer la crise
La durée change la gravité. Une crise de 2 minutes n’a pas la même urgence qu’une crise de 7 minutes.
Mettre quelque chose dans la bouche
Ce geste est dangereux. Le CDC rappelle qu’il ne faut rien mettre dans la bouche et ne pas bloquer les mouvements pendant une crise.
Oublier l’état post-critique
La récupération donne beaucoup d’informations. Une confusion prolongée, un déficit ou une somnolence profonde doivent alerter.
Mémo rapide pour analyser un cas clinique convulsion
Pour analyser rapidement un cas clinique convulsion, utilisez cette méthode.
Pendant la crise
- Sécuriser l’environnement.
- Appeler de l’aide.
- Noter l’heure.
- Ne rien mettre dans la bouche.
- Ne pas bloquer les mouvements.
- Observer les signes.
- Surveiller respiration et coloration.
Après la crise
- Mettre en PLS si besoin.
- Vérifier les constantes.
- Faire un dextro.
- Évaluer le Glasgow.
- Rechercher une blessure.
- Noter l’état post-critique.
- Prévenir selon le contexte.
- Tracer et transmettre.
Chercher la cause
- Épilepsie connue ?
- Oubli de traitement ?
- Fièvre ?
- Hypoglycémie ?
- Traumatisme ?
- Grossesse ?
- Intoxication ?
- Première crise ?
- Signes de focalisation ?
Cette méthode vous aide à rester logique. Elle est utile en stage, en examen et en pratique.
Pour mémoriser cette démarche, vous pouvez utiliser la méthode expliquée dans notre article sur l’Active Recall pour étudiant infirmier.
FAQ : cas clinique convulsion
Quelle est la différence entre une crise convulsive et l’épilepsie ?
La crise convulsive est un événement. L’épilepsie est une maladie avec une tendance à répéter les crises. Une première convulsion ne signifie donc pas toujours épilepsie.
Faut-il toujours faire un scanner après une convulsion ?
La décision dépend du contexte médical. Un scanner peut être indiqué en cas de première crise, traumatisme, signes neurologiques, âge élevé ou suspicion de lésion cérébrale.
Quel est le premier geste devant une personne qui convulse ?
Il faut sécuriser le patient. Éloignez les dangers, protégez la tête, notez l’heure, ne bloquez pas les mouvements et ne mettez rien dans la bouche.
Pourquoi faire une glycémie capillaire ?
Parce qu’une hypoglycémie peut provoquer une crise. Le dextro permet donc d’identifier rapidement une cause traitable.
Une crise fébrile chez l’enfant est-elle toujours grave ?
Non. Une crise fébrile simple est souvent bénigne. Cependant, une crise prolongée, focale ou répétée demande une évaluation médicale.
Quand parler d’état de mal épileptique ?
On parle d’urgence quand une crise tonico-clonique dure plus de 5 minutes ou quand les crises se répètent sans retour à l’état normal.
Conclusion
Un cas clinique convulsion demande une démarche rigoureuse. Il faut sécuriser le patient, chronométrer la crise, surveiller la respiration, faire un dextro et évaluer la récupération.
Ensuite, l’analyse doit chercher la cause. Chez l’adulte, la priorité est de distinguer une crise inaugurale d’une épilepsie connue. Pour l’enfant, l’analyse doit différencier une crise fébrile simple d’une crise fébrile complexe. En cas de grossesse, toute convulsion doit faire penser à une éclampsie.
Enfin, retenez l’essentiel : une convulsion qui dure plus de 5 minutes est une urgence. La qualité de la prise en charge dépend de la rapidité d’alerte, de la surveillance et de la précision des transmissions.





